Qui est saturnien? Les héros et les zéros


par Jacques HalBronn



 

Il est une question à laquelle les astrologues se doivent de répondre: est-il vrai que tout le monde soit directement concerné par ce qui se passe dans le ciel? Répondre par la négative conduirait à remettre en question l'universalité du thème natal. Il est des astrologues qui  reconnaissent que l'on ne peut connaitre par le seul thème le degré d'évolution de la personne mais ils ne vont pas jusqu'à se demander s'il ne faut pas s'assurer  que telle personne est bel et bien en phase avec les signes célestes.

Pour notre part, notre position est très nette:  nous ne sommes pas tous, loin de là, soumis directement aux astres, sauf bien entendu en ce qui concerne le soleil et la lune qui valent pour tout le monde. Cependant, passivement, nous sommes tous concernés par ces signes dans la mesure où ils agissent sur une minorité particulièrement active. D'ailleurs, quand on parle d'événement, il importe de distinguer ceux qui subissent les événements et ceux qui les produisent, les provoquent.

D'ailleurs, le monde serait invivable si  nous étions tous aussi fortement mus par les signaux cosmiques. Au vrai, l'Histoire nous montre à satiété le rôle des héros, des chefs, de ceux qui entrainent les autres, à l'instar d'Henri IV et de son panache blanc qu'il fallait suivre.  Michel Gauquelin avait cette intuition lorsqu'il laissait entendre que ses statistiques ne marchaient que pour une élite, pour ceux qui avaient connu une réussite professionnelle remarquable et non pour les carrières médiocres ou subalternes.

Dire que l'astrologie est la science de ceux qui sont voués à gouverner, à diriger est-il si aberrant? L'astrologie concernerait le destin des Grands de ce monde, ce qui est une position stratégique nullement négligeable. Il est préférable de voir l'astrologie au carrefour des grands enjeux plutôt que de la présenter comme touchant à tout, à tous les niveaux.

De plus en plus, le champ propre à l'astrologie nous apparait comme pouvant être décrit avec une certaine précision tout comme les moments où l'astrologie a son mot à dire, ce qui n'est pas tout le temps.

En bref, nous invitons à un repli stratégique sur une nouvelle ligne de front:  l'astrologie n'a des effets directs que sur une population limitée et pour des périodes relativement espacées dans le temps.

On nous objectera évidemment que c'est mettre les astrologues.... au chomage si on les prive de toute une clientéle se présentant  tout au long de l'année pour ne focaliser que sur des créneaux bien circonscrits et délimités.

.En réalité, il faut aussi tenir compte des effets seconds de l'astrologie, ce qui se répercute sur une quantité beaucoup plus vaste de personnes voire, de fil en aiguille, sur chacun d'entre nous. Mais en seconde main seulement, ce qui n'est pas négligeable.

En effet, les chefs entrainent avec eux des populations considérables. Il n'est pas nécessaire d'affirmer que chacun d'entre nous capte certains signaux puisqu'il suffit que cela soit le cas d'une minorité pour entrainer les autres, le reste des gens.

Nos propos n'empêchent donc pas d'affirmer que l'astrologie puisse servir à étudier l'évolution des gens, en général mais sous les réserves que nous avons posées. C'est là une problématique masculin/féminin. Quelques hommes peuvent changer la vie d'un grand nombre de femmes et cela dans un laps de temps relativement court. Les actions de quelques uns peuvent bousculer la vie de la masse.

L'astrologie traiterait d'une certaine pollenisation du monde et les personnes marquées directement, donc intérieurement et non pas extérieurement, par l'astrologie seraient comparables à des abeilles. Paradoxalement, en effet, celui qui capte les signaux célestes sera mu par une énergie intérieure, celle de son subconscient  déchiffrant le cosmos alors que ceux qui ne les captent  pas seront dépendants des actions de ceux qui les captent...

A l'astrologue, cependant, d'apprendre à distinguer ces deux humanités, celle qui capte directement les codes célestes et celle qui ne les ressent que par l'action de quelques hommes privilégiés, assimilables à des prêtres, truchement, interface entre le cosmos et l'Humanité ordinaire.

C'est ainsi que si l'astrologue a affaire à un "héros" astral, c'est à dire à quelqu'un qui est directement en phase sur les planétes - et l' on a dit plus haut que cela ne concernait pas les luminaires qui, eux, valent pour tous et n'exigent pas de décodage, puisque leurs effets s'imposent que l'on en soit ou non conscient, à l'instar de la pluie qui tombe-  l'astrologue lui présentera les choses autrement, selon un autre scénario, que si l'astrologue doit se situer par rapport à quelqu'un qui  sera confronté aux initiatives du dit "héros". Or, le temps sera le même, puisque le héros entrainera les autres dans son sillage.

Ceux qui sont familiers avec les principes de l'Astrologie 4 Etoiles, savent toute l'importance que nous accordons aux déplacements et aux variations quantitatives par lesquels passe toute  existence..Une guerre, par exemple, est presque nécessairement l'occasion de déplacements, soit offensifs soit défensifs. Que l'on soit l'assiégeant ou l'assiégé, le choc se produit bel et bien mais pour l'astrologue, il importera de déterminer de qui vient l'initiative de la "rencontre", en prenant ce terme dans un sens très large. Qui s'est déplacé, qui a voyagé, d'une part et qui a accueillie de plus ou moins bon gré celui qui "débarquait"?

Prenons deux dates: juin 1944 et septembre 2001.Soit le débarquement en Normandie et l'effondrement des Twin Towers à New York. Où se trouvait Saturne par rapport aux quatre étoiles fixes royales  et était-il direct ou rétrograde?

.Juin 44, Saturne est direct depuis le mois de février et se place à la fin des Gémeaux.

Septembre 2001,  Saturne est direct  mais va entamer sa rétrogradation annuelle  à la fin du mois. Il est à 14° Gémeaux, donc presque au même endroit qu'en 1944, à 10° près, environ. Il est vrai que 57 ans séparent ces deux dates, soit, quasiment deux révolutions de Saturne.

Les points communs entre ces deux événements sont frappants: le déplacement. Les Américains prennent pied sur le sol français, ayant franchi la frontière naturelle qu'est la Manche (Channel). Les "terroristes" , dans le second cas, parviennet à percuter, à l'aide d'avions de ligne piratés,  le World Trade Center, ce qui va stupéfier les esprits, tant il semblait qu'une telle éventualité fût inconcevable

Or, de tels événements étaient astrologiquement prévisibles. En phase conjonctionnelle et directe, l'on peut et doit s'attendre, sous les formes certes les plus diverses, à des chocs de cet ordre, dus à des chefs capables de faire bouger les lignes et encore ne sont ils en mesure de le faire que durant certaines "fenêtres" de temps.

Actuellement, nous sommes dans une situation assez comparable puisque Saturne sera redevenu direct à la mi-Mai et à 14° vierge, soit au carré de sa position de 2001, ce qui signifie, selon l'école de cosmobiologie allemande, une situation identique.

Il faut s'attendre à quelque "exploit" en termes de déplacement et l'on pense évidemment aux tentations de porter atteinte à une cible distante ou très protégée. Ce n'est pas le moment pour  telle puissance, telle entité politique; de se croire à l'abri de toute intervention extérieure!On notera que l'intervention israelienne à Gaza, en janvier 2009  obéit à une telle logique mais elle intervint en pleine rétrogradation de Saturne, ce qui nuisit probablement à son impact et à la façon dont elle fut perçue dans l'opinion. Il eut été probablement préférable d'intervenir en mai mais il y eut  notamment la question des  calendrier électoraux  israélien et américain qui exercèrent  une certaine pression.  L'intervention israélienne à Gaza n'en appartient pas moins à la même série que juin 44 et septembre 2001. D'aucuns se sont d'ailleurs demandé pourquoi les Israéliens n"avaient pas réagi plus tôt.

Or, il ne faudrait pas oublier que de telles opportunités exigent des chefs à la hauteur, capables de bousculer les frontières, de balayer les obstacles et que ceux-ci soient en position d'agir; Or, certaines sociétés sont tellement bloquées qu'elles risquent fort de ne pas se doter des "héros" nécessaires, laissant ainsi passer des opportunités et vouées à subir les offensives de l'autre bord.




JHB

29. 04. 09