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    <title>Le blog tichoux</title>
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    <description>Bienvenue sur le blog du Totoro Volant</description>
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      <title>And Now the Screaming Starts !</title>
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      <pubDate>Thu, 30 Jul 2009 23:19:29 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://web.me.com/mcolombier/Blog_tichoux/Blog/Entr%C3%A9es/2009/7/30_And_Now_the_Screaming_Starts_%21_files/mei-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://web.me.com/mcolombier/Blog_tichoux/Blog/Media/object001_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:228px; height:130px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Bon le forum de Rafik ayant fait plouf et ce qui en reste étant totalement préhistorique, j’ai fait mien le dicton «on n’est jamais mieux servi que par soi même» et j’ai créé un forum tout tichoux là :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://totichoux.informe.com/forum/index.php?&quot;&gt;http://totichoux.informe.com/forum/index.php?&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il est tout frais donc encore un peu en travaux mais il est déjà tichoux puisqu’on peut déjà discuter, quoter et tout.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et oui le smiley tichoux est dans la base. J’ai le sens de priorités moi !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Allez venez faire un coucou ! </description>
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      <title>Sex, lies and video camera</title>
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      <pubDate>Sat, 11 Jul 2009 20:50:32 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://web.me.com/mcolombier/Blog_tichoux/Blog/Entr%C3%A9es/2009/7/11_Sex,_lies_and_video_camera_files/thegirlfriendexperience.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://web.me.com/mcolombier/Blog_tichoux/Blog/Media/object001_4.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:228px; height:130px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Le cinéma indépendant a ceci de bien particulier qu’il ne lui suffit pas d’être indépendant mais qu’il a un besoin quasi pathologique de le montrer. Ca passe par tout plein de plans à la mise au point déficiente, de chronologies éclatées, de voix off à la diction laborieuse, d’inserts sur des gens au regard vide qui tombent comme des cheveux sur la soupe - mais leur pensée doit être vachement profonde, parce que le plan dure très longtemps donc y a forcément une raison, de quelques scènes en DV pour donner le change, de plans abstraits sur des murs ou un décor flou qu’on va dire que ça rajoute de la texture et j’en passe. Si pris séparément et dans un certain contexte, nombre de choses qui apparaissent comme des «fautes» peuvent devenir du langage ou une marque de personnalité, cumuler tout ça dans un film ça finit par faire beaucoup. Sans compter que c’est devenu une esthétique partagée par une centaine de films chaque année (mais c’est le truc : si tu veux faire parti du club, il faut que tu montres la même indépendance d’esprit que les autres !). A ce jeu, le dernier film de Steven Soderbergh, The Girlfriend Experience, peut briguer le titre de champion toutes catégories puisqu’il vous fait la totale. Plusieurs fois même, histoire de vous assurer que, par erreur, vous n’êtes pas entrés dans la salle de Transformers 2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais l’idée dominante du métrage, ça reste le casting de Sasha Grey dans le rôle principal. Sasha Grey est, pour les deux qui font semblant de ne pas le savoir, une actrice porno et donc ses débuts dans le cinéma mainstream se font dans un rôle... d’escort girl. Rien que ça, je trouve ça splendide. Caster une actrice porno dans un film mainstream je comprends, faire jouer un rôle de pute à une comédienne je comprends, mais prendre une pornstar pour lui confier le rôle de quelqu’un qui baise pour du pognon, j’hésite entre cynisme bas du front et inconscience frisant la lobotomie frontale (je penche spontanément pour le cynisme). Inutile de préciser bien évidemment qu’il n’y a pas de scène de sexe explicite qui imposerait l’emploi d’une actrice X (de toute façon un réalisateur palmé et oscarisé qui ferait un film pour que le spectateur se paluche dessus, ça ferait désordre). On pourrait imaginer que le cinéaste voulant toucher le coeur des choses s’offre l’opportunité de trouver un écho de la demoiselle à travers son personnage mais en fait non. Outre l’aveu d’impuissance qu’une telle démarche conditionnerait (et pour Ocean 11, t’as été chercher des vrais braqueurs ?), elle ne trouverait aucune logique dans le film vu que celui ci joue totalement la carte de la femme à la carapace impénétrable qui ne se livre jamais. Du coup effectivement, à la fin on n’en sait pas tellement plus sur elle - le personnage comme la comédienne - qu’au début (ou même qu’avant le film vu le niveau des clichés) et la dernière scène se colore d’une symbolique particulièrement ironique si comme moi on a vécu un calvaire durant la vision du métrage. Toute l’audace et l'intérêt de la chose sont résumés dans cette formule marketing «cinéaste indépendant célébré donne rôle mainstream à actrice porno». Ca ne vole pas haut ? Ben pourtant c’est que le début...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Là où ça devient vraiment fendard (ou vraiment écoeurant) c’est qu’avec cette formule marketing pour tout postulat, Soderbergh a des choses à dire sur la marchandisation de l’individu ! Et comment tiens ! Pour résumer fissa, Sasha Grey incarne donc une escort girl à 2000$ la nuit et parallèlement elle a un petit ami qui est coach de muscu pour particulier. Le mot clé est «parallèlement», parce que Soderbergh alterne, avec la subtilité de l’éléphant déboulant dans une expo de vases Ming, les scènes où Sasha va bosser pour de riches clients au pieu et les scènes où son mec va bosser avec de riches clients au gymnase. Si j’aurais aimé pouvoir y voir l’idée un tant soit peu audacieuse et politiquement incorrecte à notre époque qu’une femme qui vend ses faveurs par choix a une activité économique aussi légitime qu’une autre, je crois qu’on n’y est pas vraiment. D’abord parce qu’on a la plupart des rebondissements sordides et misérabilistes qui pointent le bout de leur pif à un moment ou à un autre. Et ensuite parce que je crois plutôt que c’est une façon de servir une vision progressiste prédigérée de la sexualité, à grands renforts d’évidences et de clichés. Genre «Toi là dans ton fauteuil, tu vois, une escort girl c’est comme un être humain normal avec des problèmes de couple et des choix de carrière. En découvrant ça, toi aussi tu es un peu à l’avant garde de l’ouverture d’esprit de notre société moderne». Limite on a l’impression que les scénaristes ont eu l’idée du film en découvrant par hasard qu’une nana qui se prostitue a également une existence quand elle ne se prostitue pas (l’illumination ! Un truc de ouf). Mais le truc c’est que si les activités de Sasha et de son compagnon sont si semblables, c’est surtout qu’ils sont tous deux les frêles victimes impuissantes d’un système inhumain dirigé par le pognon et dédié à l’apparence (énorme révélation sur les mécanismes du désir lorsque Sasha raconte à un journaliste : «En fait les gens qui me payent veulent voir quelqu’un d’autre en moi !»). Mais ô suprême fourberie, même les bourges censés maîtriser les rouages de la machine sont dépassés par... la crise !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et oui mon bon monsieur, c’est la crise ! Et si on atteint la catégorie «purge cosmique qui brûle les yeux», c’est grâce à l’évocation, toute en finesse, de la crise financière. C’est pas compliqué, les scènes qui ne mentionnent pas la crise d’une façon ou d’une autre se comptent sur les doigts. La crise, le plan de relance d’Obama, les gens qui crient  «Mon Dieu, l’économie est bousillées» en levant les yeux au ciel ou ceux, moins démonstratifs, qui se content d’un «les temps sont durs» lourd de sens, tout y passe, tout le temps. Du cinéma militant, sans compromis, conscient d’aborder le fond des problèmes. C’est au moins aussi engagé et rentre dedans qu’Erin Brokovich, ça fait rêver non ? Comment ça non ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Alors la grande question restera j’imagine «Les talents de comédienne de Sasha Grey lui permettent-ils de trouver une place au milieu de la génération montante de jeunes comédiennes ?» , ce qui se traduit chez ceux qui ont vu ses précédents films par «Est ce qu’elle joue aussi bien qu’elle suce ?» Et bien, si on l’a vue plus impliquée, elle est de loin la meilleure actrice de ce machin. Sans aller jusqu’à crier sur tous les toits qu’une étoile est née, c’est toujours ça de pris. Si vous vouliez une belle conscience artistico-socio-politique dernier modèle prête à l’emploi, que vous cherchiez désespérément la juste mesure entre compassion geignarde et condescendance envers les nanas qui baisent pour du fric, que vous vouliez partager cette colère qui monte en vous dès que vous voyez un de ces enculés de costards cravates qui gagnent plus que le SMIC, tout ça en étant confortablement installé dans votre fauteuil : c’est à votre portée, pour seulement le prix d’une place de cinéma ! Y a pas à hésiter ! Allez voir autre chose&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Running out of Time</title>
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      <pubDate>Wed, 10 Jun 2009 11:29:59 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://web.me.com/mcolombier/Blog_tichoux/Blog/Entr%C3%A9es/2009/6/10_Running_out_of_Time_files/cloudy.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://web.me.com/mcolombier/Blog_tichoux/Blog/Media/object001_5.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:228px; height:130px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Je pense qu’il ne va pas rester en ligne éternellement mais vous pouvez voir le dernier court métrage de Pixar, celui diffusé normalement avant Up juste en dessous... (Qu’est ce que c’est tichoux !)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Me, Myself and I</title>
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      <pubDate>Sat, 23 May 2009 15:14:29 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://web.me.com/mcolombier/Blog_tichoux/Blog/Entr%C3%A9es/2009/5/23_Me,_Myself_and_I_files/ego.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://web.me.com/mcolombier/Blog_tichoux/Blog/Media/object000_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:228px; height:130px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Dans mon texte sur Ayn Rand j’avais mentionné, lien à l’appui, que certaines personnes avaient relevé des similarités entre l’individualisme prôné par l’auteur d’Atlas Shrugged et le «Follow your bliss» de Joseph Campbell. Dans les commentaires qui ont sautés, figurait un post de Rafik qui qualifiait de malhonnête l’assimilation de la formule de Campbell à de «l’individualisme radical». Et bien comme j’avais relevé la question mais que je ne me l’étais pas vraiment posée, je me suis dit que c’était peut être pas une mauvaise occasion... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;What is it we are questing for ? It is the fulfilment of that which is potential in each of us. Questing for it is not an ego trip; it is an adventure to bring into fulfillment your gift to the world, which is yourself. - Joseph Campbell (Pathways to Bliss)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;You seek escape from pain. We seek the achievement of happiness. You exist for the sake of avoiding punishment. We exist for the sake of earning rewards. Threats will not make us function; fear is not our incentive. It is not death that we wish to avoid, but life that we wish to live. - Ayn Rand&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quoiqu’ayant des visions du monde pour le moins différentes, les deux auteurs partagent la conviction profonde que l’être humain a le droit au bonheur, que ça ne va pas lui tomber tout cuit dans le bec et que lui seul détient les clés pour arriver à cet accomplissement. Ce que Joseph Campbell ne valorise pas, et ce qu’Ayn Rand revendique ouvertement, c’est l’égoïsme. Mais pour l’un et l’autre la participation au monde et l’apport la société se font par la réalisation individuelle. Pour Campell en répondant à sa nature intime, pour Rand en cherchant strictement son intérêt personnel.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sans être religieux, Campbell croit a une certaine unité de la nature humaine, dont les questionnements et les expériences apparaissent de façon récurrente à travers les âges et les continents. Nombre d’exemples d'accomplissement héroïques issus des mythes impliquent bien évidemment de s’écarter de la voie tracée par la société pour suivre la sienne. Campbell admet aussi que cette recherche puisse se faire au détriment d’autrui. Il s’agit de la reconnaissance et de l’acceptation que la souffrance est une part inévitable de l’existence et que la vie se nourrit de la vie, non de la glorification d’un comportement sociopathe, indifférent à tout ce qui est autre que soi.  Pour Rand la société n’est qu’un agrégat plus ou moins grand d’individus, un terme comme «inconscient collectif» est bien trop emprunt de déterminisme et de mysticisme pour avoir une quelconque prise sur elle. La vision objectiviste est basée sur un constat rationnel : l’homme est mortel et la réalité est indéniable mais connaissable. Par conséquent la survie de l’être humain, et son accomplissement, sont fonction de sa capacité à comprendre la réalité et à obtenir d’elle le nécessaire à sa survie grâce à sa faculté de raisonner.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce qui débouche sur le point où ces deux là sont absolument inconciliables : le matérialisme. Campbell ne considère que l’accomplissement individuel, au sens de la réalisation intime propre à l’individu, son «bliss» (littéralement : bonheur, joie, allégresse, béatitude). Que cet accomplissement puisse prendre une forme matérielle est totalement accessoire : on peut ne pas avoir de Rolex à 50 ans sans pour autant avoir raté sa vie. Rand prend les choses complètement par l’autre bout : la production d’un individu, le produit de son effort physique ou intellectuel, est la manifestation concrète de sa valeur en tant qu’individu. Par conséquent son accomplissement est nécessairement mesurable et quantifiable. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce qui ne signifie pas que Rand soit allergique à l'introspection &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A major source of men’s earned guilt in regard to philosophy—as well as in regard to their own minds and lives—is failure of introspection. Specifically, it is the failure to identify the nature and causes of their emotions. An emotion as such tells you nothing about reality, beyond the fact that something makes you feel something. Without a ruthlessly honest commitment to introspection—to the conceptual identification of your inner states—you will not discover what you feel, what arouses the feeling, and whether your feeling is an appropriate response to the facts of reality, or a mistaken response, or a vicious illusion produced by years of self-deception. The men who scorn or dread introspection take their inner states for granted, as an irreducible and irresistible primary, and let their emotions determine their actions. This means that they choose to act without knowing the context (reality), the causes (motives), and the consequences (goals) of their actions.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ni que Campbell soit un hippie affolé par le son des mots «responsabilité individuelle»&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Marx teaches us to blame the society for our frailties. Freud teaches us to blame our parents for our frailties. Astrology teaches us to blame the universe. The only place to look for blame is within : you didn’t have the guts to bring up your full moon and live the life that was your potential. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un autre point où ces deux là ne risquent pas de tomber d’accord c’est l’amour, et plus particulièrement son expression concrète dans les rapports quotidiens entre un homme et une femme. Campbell suit Carl Jung et voit à travers l’amour la reconnaissance d’une image idéale (anima/animus) dans son conjoint. La vie de couple offrant l’opportunité d’accéder à la réalité de sa moitié, au delà de l’image reconnue par l’être aimant. Le mot clé est ici compassion : la reconnaissance et l’acceptation des imperfections de l’être aimé sont un cheminement nécessaire pour aimer réellement sa moitié. Qui plus est le challenge du mariage est de transcender les deux opposés, l’homme et la femme, à travers quelque chose de plus important qu’eux : le couple. Là c’est le drame. Pour Rand, l’amour est l’expression et la reconnaissance mutuelle de la valeur des deux amants. il ne s'agit pas tant que l’un et l’autre soit parfait mais que cet amour soit l’expression concrète de leurs valeurs communes. Ca sonne un peu comme un échange marchand à un niveau inconscient mais ça implique surtout que découvrir que l’être aimé est autre que ce qu’il apparaît être revient à une tromperie sur la marchandise et à une dévaluation instantanée de cet amour.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Rand célèbre l’être humain (certains diraient plutôt «une minuscule part de l’humanité») mais en délimitant strictement son humanité, lui niant aussi bien une dimension animale que divine (au sens : doté d’une capacité à se transcender). D’où une conclusion que moi seul pouvait tirer : si l’un et l’autre sont morts avant d’avoir pu voir Mon Voisin Totoro, Campbell a toujours su qui c’était alors que Rand n’aurait jamais pu comprendre. Avouez, vous ne l’attendiez pas celle là ? Si ? Prévisible moi ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Par association d’idées, ces deux personnalités en appellent spontanément une troisième, toute aussi brillante, Camille Paglia. Paglia a explosé comme auteur polémique et féministe dissidente, envahissant les plateaux de télé américains il y a près de 15 ans, peu après la publication de Sexual Personae. Dans ce livre, elle se propose de démontrer que les rites païens n’ont pas été détruits par le christianisme mais assimilés culturellement et que la lutte entre Dyonisos et Apollon est prégnante dans la Renaissance, le romantisme et la culture contemporaine. D’après sa propre formule, elle cherche à «faire la synthèse entre Frazer et Freud». Aussi bien les questions du féminisme et du libéralisme apparaissent régulièrement dans sa thèse. Par ailleurs, Camille Paglia est libertarienne (et je me sens plus proche d’elle idéologiquement que de Rand) ; ses positions politiques mixées avec sa verve agressive et son goût de la controverse lui ont valu sobriquet «Ayn Rand shootée aux champignons» !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.reason.com/news/show/29737.html&quot;&gt;Voilà donc une petite interview dans laquelle elle discute d’Ayn Rand (vers la fin)&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je vous recommanderais bien chaudement Sexual Personae, ainsi que ses compilations d’essais polémiques mais bien sûr - c’est presque rituel - aucun livre de Camille Paglia n’a été traduit en français à ce jour. Cocorico.&lt;br/&gt;Et si Paglia écrit autrement mieux que Campbell, Sexual Personae est également plus dense donc il faut quand même être motivé pour s’enfiler les 700 et quelques pages du bouquin (imaginez Umberto Eco essayant de synthétiser mythologie, psychanalyse, anthropologie et analyse d’oeuvre d’art ça vous donnera une idée). C’est parfois un peu la lutte mais la récompense est à la hauteur du combat.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Enfin, parce qu’on peut aussi bien se fendre la gueule avec Ayn Rand, je vous recommande la vidéo ci dessous et &lt;a href=&quot;http://www.wikiality.com/Ayn_Rand&quot;&gt;ce site&lt;/a&gt; (checkez aussi un peu le reste et notamment les entrées sur Michael Moore, Michael Bay ainsi que des termes comme France ou Freedom)</description>
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