Philosophie Psychanalyse & Co.

Frédéric BIETH - mise à jour : 13 janvier 2010 7:04     AgendaLe DivanL’Atelier

 
 

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Ce site est exclusivement consacré à la philosophie et/ou la psychanalyse, en particulier à la question du sujet. Dès lors que la psychanalyse rencontre la philosophie, on peut se demander ce que fait la notion d'inconscient dans la philosophie. Pourquoi situer le discours théorique de l'inconscient dans la philosophie, ou plutôt que produit ce discours dans le registre philosophique. La question des relations, qu'elles soient d'exclusions, d'inclusions, travaillent les champs éthique, égologique, épistémologique, esthétique, politique.

Ainsi certaines stratégies conceptuelles - en particulier du XVIIème siècle - laissent place à de possibles déterminations, confrontations, et dessinent ce que l'on peut nommer un "entre deux". Ce lieu est moins déterminé qu'à déterminer et convoque la traversée des différents registres évoqués ci-dessus.

De fait, je m'intéresse plus particulièrement aux modalités de constructions de ces champs théoriques, dans la mesure où ils pourraient supporter l'exigence des interrogations que posent la clinique psychanalytique, tout autant que renouveler l'approche du questionnement.


C'est peut-être ainsi, qu'au-delà d'une possible pensée sur le sujet, l'acte philosophique engage la pensée du sujet dans sa singularité, de même que la pratique psychanalytique témoigne d'un sujet créateur de rêves, de bons mots.

Il semble alors paradoxal, mais peut-être inévitable, de reconnaître une consistance à l'entre-deux, à savoir, l'hypothèse que le sujet est sa question. En d'autres termes, c'est du questionnement qui est en jeu/je, et cela d'autant plus que la question n'est enveloppée solidement que dans la fragilité que développe le sujet.


F.B.

 
PHILOSOPHIE - ENSEIGNEMENTS

 


    
La question des passions à l'âge classique

Agir et Pâtir sont des catégories forgées par Aristote. Cependant, l'influence de la téléologie régissant le monde grec, a toujours ruiné un possible statut aux passions. Cela au nom des fondements même d'une constitution de la Morale. Toutefois, le XVIIème siècle, à l'intersection de la naissance de la philosophie du sujet, et de la mécanique, inaugure le retour des passions sur le devant de la scène philosophique. La nature de l'éclairage sur ce retour, implique de penser le passage d'une morale prescriptive à une éthique normative.


 
Quelques remarques sur la Critique de la raison pure de E.Kant

Il s'agit d'une synthèse rapide, d'une présentation première de l'architecture du texte de Kant. Le geste kantien s'apparente à une refondation de la philosophie de la connaissance , et cela, dès lors que le domaine de définition de la raison est établi. Pour se faire il faudra renouer le rapport du sujet à l'objet en redessinant les contours de la métaphysique dogmatique et de l'empirisme sceptique. Evitant une opposition frontale, la posture kantienne réalise un cheminement dont les effets ne manquent pas d'interroger la modernité.


   
 Les mythes platonicien en République VI & VII  

Il s'agit d'une présentation de la structure des grands mythes platoniciens, en particulier l'allégorie de la Caverne et son rapport à la Ligne. 

Centrée sur la question de la nature de l'effort et son orientation philosophique, cette synthèse montre en quoi l'allégorie platonicienne se veut paradigmatique de la nature même de l'acte de penser.

La position platonicienne concernant la nature même de l'acte de penser marque en quoi la téléologie, au-delà de sa nécessité logique, porte en elle un sens, celui d'une éthique. Aussi, l'intérêt de l'acte philosophique se trouve précisé lorsque l'on souligne la force du lien entre un bien penser et penser le bien. Deux faces d'une même réalité, qui s'enveloppent et se développent de manière coextensive.


  
Méthodologie de la dissertation /Méthodologie de l'explication de texte.

    En quelques pages, il s'agit de donner des conseils méthodologiques concernant les exigences de la dissertation philosophique. Toutefois, il est nécessaire de souligner qu'une méthode, plus encore une "méthodologie", n'est pas un sésame.
Autrement dit, elle ne saurait constituer une protection quant au risque inhérent à la pensée. Le sujet se manifeste au lieu d'une pensée, et l'on peut entendre qu'une méthodologie n'aurait pour seul fondement de faire droit à une exposition, non pas d'une manière imposée et préalable de dire les choses, mais que le sujet puisse advenir, s'expose.


L'Atelier philosophique


Sous cette page, nous donnerons des pistes de réflexion quant à certains sujets de philosophie, études de notion.  Ces indications ne peuvent se lire comme des modèles, mais davantage comme de possibles trajets, des tentatives de construction problématique. Elles ne peuvent en aucun cas faire autorité en dehors d'une reprise critique personnalisée. Ainsi, faire sienne une pratique, revient à expérimenter le poids de la question cartésienne : Quod vitae iter sectabor ?


Ressources

 

 
Une page consacrée aux liens sur les questions, et publications psychanalytiques, et de la philosophie. Cette page n'est pas exhaustive, mais ne peut trouver sens qu'à partir des différentes interventions, remarques et critiques, et mises à jours.

 
Principales ressources répertoriées de documents, sites personnels, enseignements, clinique et associations. concernants la psychanalyse.


Séminaire de psychanalyse

 


Année 2007/2008 - 2ème année

Philosophie et/ou Psychanalyse

" L'inconscient ? C'est le politique ! "

Proposé dans le cadre des activités d'Insistance

Pour plus d’informations, veuillez prendre contact par mail, ou encore consulter le site d’Insistance.

Groupe de recherche Paris - New York

Cartel clinique sur la subjectivité


LE DIVAN PSYCHANALYTIQUE

 


    L’Eglise Freudienne de Paris

Par Jean Clavreul Article


    L'Ethique de la Psychanalyse , 1959-1960

Le Séminaire de Jacques Lacan - Leçons 1 à 4



CEMEA - Philosophie/Psychanalyse

 


Année 2003-2004 L'Autorité


Année 2002 - 2003 Les idéaux éducatifs


Année 2001 - 2002 L'invention du sujet



 


En librairie début décembre 2007, le numéro 3 de  la  Revue de l’association Insistance - Art, Psychanalyse et Politique  - est consacré à l’élaboration des questions entre Inconscient et Politique.


 
PSYCHANALYSE


   
Libération du 17 octobre 2005 : Thérapie Cognitiviste et Comportementaliste (TCC) contre Psychanalyse.

    La publication du Livre noir de la psychanalyse réactive une critique, pour le moins gratuite, sur, et non de - la psychanalyse. Dans ce contexte, Libération consacre un dossier sur les derniers avatars de la guerre "psy".

    Vraie fausse polémique à mon sens, qui n'a pas d'autre légitimité que de soutenir devant "le droit de savoir du public" une existence aux thérapies qui ne prennent pas en charge la question du sujet sur "le marché de la santé mentale" et cela au nom même de l'efficacité. Issues de promesses thérapeutiques caduques et constituées de références freudiennes, sorties de leurs enjeux opératoires psychanalytiques, ces pratiques s'enracinent non seulement dans la critique, tout en brandissant l'exigence de l'évaluation.

   
Psychanalyse : un rêve de flambeur ?

Contribution au numéro 24, de CHE VUOI ?, De l'Argent, Revue de Psychanalyse, Psychiatrie, Psychologie , du Cercle Freudien, éditée par l'Harmattan. Décembre 2005.

Ce numéro vise à rendre compte des dimensions de l'argent dans l'espace psychique : entendre dans la clinique les effets de l'argent, excès, manque, limitations, y découvrir le trajet de la dette structurant le sujet. Ce numéro n'est pas sans interroger les effets du capitalisme sans limites pour les sujets qui y sont soumis. La psychanalyse est le seul domaine d'expérience où l'on paye pour parler, jusqu'à parler en son nom.


   
Le Lion ne bondit qu'une fois.
“Réflexions sur la notion d’interprétation en psychanalyse”.


    Tel était le mot "d'ordre" freudien, en ce qui concernait l'arrêt - certainement pas la fin, de l'analyse. Toutefois, poussé par son écoute, au lieu d'une attention flottante, il semble que cette maxime puisse faire droit à une certaine logique de l'acte analytique dès lors que l'on s'interroge sur ce qu'est, ou ce qui fait, l'interprétation dans le champ psychanalytique. L'interprétation, ce qui ne peut pas ne pas être entendu, ouvre sur une logique qui ne cède en rien sur l'inattendu, tant celui-ci est le témoignage de l'effectivité interprétative.


   Il s'agit d'une contribution au numéro 18 des CARNETS DE PSYCHANALYSE, revue de l'association Errata afin d'interroger cette consistance de l'intersection entre une logique de l'inattendu d'une part et d'un entendu inespéré, inouï, d'autre part.


   
Part maudite
La lecture de la psychose semble nous renvoyer à une théorie de ce qu'offre le nom-du-père dans son efficacité à opérer la forclusion. Toutefois, admettre que la forclusion joue comme le régulateur, n'est peut-être qu'un effet de la structure névrotique, et cela au sens, où nous ne saurions nous situer au-delà du langage. Devant ce simple constat, il devient inévitable de se poser la question de ce que nous entendons du psychotique. Si la question semble renvoyer une question nosologique, il n'en demeure pas moins que la construction que l'on peut qualifier d'a-subjective, nous interroge dans la clinique.

   Cette interrogation n'est peut-être pas adressée au lieu de l'Autre, mais, dans un temps premier à la subjectivité de l'analyste. Ainsi, le psychotique donne peut-être à voir la part en nous que l'on pourrait nommer, qualifier de “psychosée”. Cette hypothèse qu'une continuité du psychisme ne se soutient que des variations élaborée par la nosographie justifie notre attachement à cette dernière.

N'est-ce pas, dans ce cas, construire un voile, masquant toute possibilité d'accès aux enjeux de la psychose ? Cela d'autant plus que les enjeux concernent la possibilité de faire avancer la question de la direction de la cure quant au patient dit "psychotique".


   
Autour de la notion d'inconscient.
La philosophie atteste d'un écart entre la réalité de ce que l'on nomme l'inconscient et ce qui se trouve issu de la pratique psychanalytique. S'il est peut-être de l'ordre de la gageure de supposer que l'on puisse dire quelque chose de la psychanalyse en faisant l'économie de l'inconscient, il est peut être rapide de considérer l'inconscient comme purement freudien. Paradoxalement, il peut résulter de cet écart que l'inconscient dans sa désignation freudienne prend toute sa consistance et pertinence dès lors qu'il s'inscrit comme la tentative de saisir les enjeux de la clinique.
L'inconscient, dans son extension freudienne ne justifie une pertinence dès lors que les concepts sont compris comme les manifestations de la clinique. A l'inverse, la théorie psychanalytique ne tient pas le même rôle que les théories philosophiques de l'inconscient, peut-être parce qu'elle n'est que le dernier rempart pour le psychanalyste, à la folie.



   
L'Inauguration de la pratique analytique
Y-a-t-il une origine pour le passage au fauteuil ?

On pourrait comprendre l'inauguration comme le résultat d'une décision, d'un choix, ouvrant sur un nouveau.
    Toutefois, s'il y a bien pertinence auprès de la logique, cela même pour éviter le piège de l'ineffable, il n'en reste pas moins qu'occuper le fauteuil semble revenir à l'impossibilité d'en dire quelque chose.

Inaugurer reviendrait davantage à s'interroger sur ce coinçage, qui ne peut faire l'économie d'une certaine temporalité. L'inauguration de la pratique ne débute-t-elle pas au premier rendez-vous ?



   
D'un possible à l'impossible
La psychanalyse vient de connaître l'effraction du politique. La violence de l'irruption tient peut-être au fait même que les pouvoirs publics n'ont su et pu interroger le sens de leur acte. D'autant que l'on voit mal comment les pouvoirs publics peuvent interroger sur ce qu'ils visent, puisque ce qui légitime leur action relève de la forme paranoïaque qui accompagne certains discours de maîtrise. De fait, pas plus que ce qui pouvait faire débat, n'a effectivement fait débat, pas plus ces derniers n'ont donné sens à ce à quoi il devait se résoudre - provisoirement ? - à renoncer. Mais de quoi s'agissait-il ?

De reconnaître que bien que la psychanalyse ne puisse offrir de garantie en termes de critères d'évaluation, elle ne pouvait pour autant être taxé de charlatanisme, pour ne pas dire de “charlacanerie”. Du reste, cela supposait de soutenir qu'il n'y ait pas d'équivalence entre évaluation et réalité, tout autant que la non-évaluation n'implique pas l'absence de réalité.

Mais, est-ce fondamentalement rien, de faire l'offre d'un lieu de liberté, au sens où un sujet peut construire la possibilité d'entendre un peu mieux ce qu'il dit, et ce qui fait son étoffe ?
Est-ce rien, de reconnaître ce qu'il en est de son désir pris dans les filets de la jouissance ? La réalité qu'interroge ces questions suppose de laisser vacante le lieu de l'interrogation, d'être hors évaluation, et cela comme prix à payer.
Cette possibilité, devenue impossible, souligne le réel pointé dans le discours du maître. En sapant les fondements d'un possible au profit de l'impossible, sur le mode du tout réglementaire, ce discours de maîtrise revient à signifier, signer, la marque même de l'absence d'un projet politique.
Panser, au lieu du penser, boucher le trou afin d'aliéner un peu plus un sujet dont la seule offre de reconnaissance, consiste en sa promotion au rang d'usager dont les coordonnées en termes d'efficacité, eux, semblent lisibles.


   
Pourquoi faire une analyse ?

Bien que simple, la question ne va pas de soi. Si bon nombre de personnes se dirigent vers l'analyse avec, comme première raison, le fait d'aller mal, cette réponse est loin de constituer une raison première. D'une première raison, à une raison première, l'analyse souligne non seulement son effectivité, mais surtout en quoi le sens de la demande d'analyse ne cesse de s'éclairer dans l'analyse elle-même. On pourrait alors comprendre que les difficultés quant à la fin de l'analyse relèvent essentiellement de la nature de la demande, et par conséquent de l'entrée dans l'analyse.