eMotion… Coup de cœur !
L’humeur légère, je consulte les nouvelles d’un œil distrait quand, sur Macupdate, je tombe sur eMotion, un nouveau logiciel, encore un peu vert mais déjà gaillard.
eMotion est un logiciel destiné au spectacle vivant (mais pas seulement) pour permettre aux acteurs (ou aux spectateurs) d’interagir avec des objets virtuels (images fixes ou animées, dessins, textes) en temps réel, par l’intermédiaire d’un nombre impressionnant d’interfaces différentes (même la Wii remote).
La philosophie exposé sur son site par l’auteur d’eMotion — en anglais — est tout à fait intéressante : richesse des ressources et des processus, simplicité au service de l’expressivité.
Ça tombe bien. Cela fait des années que je suis à la recherche d’une outil me permettant après un apprentissage raisonnable de proposer de travailler des environnements interactifs en temps réel avec mes élèves de collège. La difficulté des outils habituellement proposés (Max, PureData, Processing) est un vrai défi.
eMotion me semble être un bon candidat pour faire décoller ces pratiques dans une classe.
Bien sûr il est encore « jeune » et imparfait, mais, je sens, j’ai l’intuition, qu’il est sur une bonne voie.
D’un point de vue technique, il accepte parfaitement de travailler avec des compositions Quartz Composer et n’existe que pour Mac OS 10.5.
Voici une vidéo qui montre ce que l’on peut faire avec eMotion. D’autres vidéos sont visibles sur le site d’Adrien Mondot, son auteur, qui est par ailleurs, artiste.
eMotion - Basic movement brush
examples from Adrien
Mondot on Vimeo.
ITICA 2008 à Sèvres
Si vous vous sentez concerné par les usages pédagogiques des TIC, des plus courants au plus pointus, si vous avez envie d’une formation — gratuite — dans une ambiance détendue et un cadre confortable aux portes de Paris, si vous souhaitez échapper aux courses de Noël, cet ITICA est fait pour vous.
Le programme est consultable en ligne sur le site de l’ITICA. Les inscriptions sont ouvertes au même endroit.
J’y assurerai un atelier cinéma
d’animation (stopmotion) d’une journée, et un atelier
d’une demi-journée à propos de l’utilisation structurée
d’une bibliothèque d’images pour un établissement ou
pour un cours.
Notez qu’un ITICA va avoir lieu à Belfort les 15 et 16
novembre.
Du nouveau sur le site…
• La première regroupe des documents pour les ateliers :
— une sélection de films d’animation pour laquelle je vous demande beaucoup d’indulgence tant elle ne peut prétendre qu’au titre de vague esquisse ;
— une webographie que je m’efforce de tenir à jour ;
— une page de téléchargement avec pour l’instant, juste une version PDF de la webographie sur l’animation.
• La seconde est destinée à accueillir des films vidéos.
Avis d'une disparition annoncée…
Faut-il le regretter ? D’un point de vue technique, je n’en sais trop rien. Mais du point de vue de l’usage en classe pour l’animation, c’est une nette régression.

Cette disparition ne se fait pas du
jour au lendemain. Elle était annoncée depuis plusieurs
années.
Quelque part, il y a quelques années, peut-être pour faciliter les
usages du public qui majoritairement, ne monte pas ses films et
n’apprécie guère les cassettes (on ne peut pas lui en
vouloir), pour renouveler le marché surtout, on a introduit le
support du DVD. Le câble USB suffisait bien à rapatrier
éventuellement les données sur un ordinateur.
Sauf exception rarissime (certains modèles de la gamme JVC Everio),
les caméscopes à disque dur et maintenant à carte mémoire ont pris
le même chemin.
Avec ces appareils, on ne dérushe pas en faisant
l’acquisition en temps réel. On télécharge un fichier avant
de le traiter, ce qui est, certes, plus rapide.
Je remarque aussi qu’aucun d’entre eux ne permet de
prise de vue image par image en vidéo. Non, je ne confonds pas avec
la prise de vue photographique qu’ils assurent. Dans un cas,
on rapatrie une vidéo prise image par image, dans l’autre un
dossier de photographies.
Enfin, et c’est fondamental, le Firewire permet
l’acquisition en temps réel de l’image.
Et alors ?
Lorsque nous faisons de l’animation (stopmotion ou
pixilation) en classe, nous avons à notre disposition trois
techniques différentes :
— la prise de photographies ou de vidéos image par image en
« aveugle », dans le pire des cas, ou avec un écran
externe (faut-il en avoir un), ou bien encore avec le petit écran
intégré de l’appareil ;
— la prise de vue photographique avec un appareil photo
branché en USB sur l’ordinateur équipé d’un logiciel de
capture comme iStopmotion. Les appareils qui permettent ce type
d’acquisition ne sont pas légion. Les logiciels non plus.
Enfin, cette méthode suppose un temps d’acquisition avant la
capture.
— la prise de vue vidéo en temps réel avec une caméra
constitue la meilleure méthode de travail. On a accès
alors directement à l’image sur l’écran de
l’ordinateur pour un contrôle immédiat. L’observation
et la démarche de création par essais, affinements formels ou
signifiants, et corrections d’erreur, se font conjointement,
pendant le tournage. On voit quel avantage pédagogique on peut
tirer de ce dispositif technique qui n’est possible
qu’avec une prise Firewire.
Bien sûr, pour un projet motivé on trouvera toujours des
palliatifs. On doit l’espérer.
Pour l’instant, la piste la plus sérieuse est
l’utilisation de webcams qui sont généralement reconnues par
les logiciels de capture. Malheureusement, la qualité d’image
est, soi plus proche du polaroïd en folie, soit impossible à juger
de visu (aucune caméra installée dans les boutiques, pas
d’images témoins dans les tests publiés — mais
j’en cherche encore — ).
L’autre solution est de continuer à entretenir ses vieux
caméscopes. N’oublions pas que pour ce type de capture, la
cassette n’est pas nécessaire. Un appareil même partiellement
en panne peut faire l’affaire.
On peut aussi mettre quelques espoirs dans les développements de la
prise HDMI (la capture est déjà possible avec quelques rares
appareils) et du Display port qui commence à montrer le bout de son
museau chez Apple et ailleurs.
Bref, la période est au retour de la bidouille et de la perte de
temps en manipulations fastidieuses.
Le plus drôle est qu’en Arts plastiques, on parle
d’animation dans le nouveau programme de la classe de
quatrième.
Il est bien dommage que la pratique de la technique
d’animation la plus accessible devienne plus difficile.
Liens en vrac…
http://www.flickr.com/photos/heilemann/sets/72157594429862991/
C’est une page Flickr tenue par Michael Heilemann, game designer de son état.
Pour de toutes autres raisons, voici le lien sur le site d’une page d’un certain Obama, présentement président des USA. Les images n’ont pas l’air d’être prises par lui. Bizarre…
Entre proximité sans chichi et mise en scène, une utilisation simple, maline et bien située d’un outil que tout le monde connaît.
http://flickr.com/photos/barackobamadotcom/
À voir en particulier les images de la soirée des résultats.
Réflexions sur la visibilité de certaines œuvres sur internet
Un exemple de ces derniers : http://little-people.blogspot.com/
Apparues l’an passé, ces images de Slinkachu ont fait le tour des sites qui jouent les vigies. Je ne discute pas de la valeur de ce qui est montré sur ces pages. Je suis juste épaté de voir à quelle vitesse, ces images me sont parvenues. Encore plus fort, un élève curieux, je ne sais pas comment il en avait pris connaissance, était venu m’en parler, comme certains le font quelquefois.
À l'inverse, j’ai cherché pendant quelques heures, des images d’œuvres de J.-C. B. (peintre de la figuration libre, très présent dans les années 90, beaucoup moins maintenant) sans beaucoup de succès. Cela pourrait très bien être un autre artiste. Peu importe. Il n’est pas seul dans ce cas. Quelques notices biographiques sur les sites annuaires ne suffisent pas, si les œuvres ne sont pas visibles.
On va me répondre qu’il s’agit là d’une affaire de génération. Certes. Que la présence sur le réseau, n’est pas un élément de la cote d’un artiste, encore moins un critère de qualité. D’accord. Que J.-C. B., ses galeries, contrôlent ainsi son image. Pas sûr du tout.
Car au final, il est clair qu’il est peu visuellement présent sur un espace médiatique majeur. Comme cet espace ne cesse de grandir, le sien ne cesse de décroître. Ce n’est pas important ? On verra bien…
En attendant, j’avais besoin d’une reproduction de qualité raisonnable pour l’insérer dans une présentation destinée à mes élèves. Je ne veux pas numériser un livre. la qualité est souvent médiocre et c’est interdit. Comment dois-je faire ? L’oublier ?
Je remarque que certaines galeries mettent en ligne des dossiers de presse fort bien faits avec des images montrant les œuvres, avec une qualité satisfaisante : image nette, dans les 1024 pixels de large.
Arts plastiques ou visuels ?
Il est visible ici (dès que le serveur aura été relancé
iPod Mac/PC
Et j'ai trouvé ceci…
Extrait d'un post sur un forum (désolé, je ne sais plus lequel, mais en cherchant un peu sur Google, vous devriez tomber sur lui) :
Le firmware de l'iPod est spécifique à chaque environnement.
• Un iPod Mac formaté en HFS+ ne peut fonctionner sur un PC.
• Un iPod PC formaté en FAT32 pourra par contre être reconnu sur un Mac.
Cette dernière ligne est très importante !
Pour utiliser un iPod sur Mac et sur un PC, il existe 2 solutions :
• installer le firmware PC sur l'iPod (attention, cette manipulation effacera tout le contenu de l'iPod),
• garder son iPod Mac, et utiliser une solution logicielle sur PC : MacDrive 6, MacDisk, XPlay ou encore MacOpener par exemple.
Solution qui coûte des sous…
Donc, on choisira plutôt la procédure suivante :
1 - on branche l'iPod Mac sur un PC équipé d'iTunes. C’est facile à trouver
2 - ce dernier vous fait la tête à cause du formatage que Windows ne peut pas lire : on accepte sa proposition de mettre à jour l'iPod en version Windows. C’est sans risque !
3 - une fois l'opération terminé, on ne synchronise aucune musique sur cet iPod et on le débranche.
4 - on branche l'iPod Windows sur le Mac, qui ne propose pas de la formater, puisqu'il sait lire son format !
5 - l'iPod "monté" dans iTunes, on demande la synchronisation de tous les médias.
iTunes propose d'effacer la bibliothèque, ce qui n'est pas du tout un formatage, et qui ne représente pas de risque puisque l'iPod est vide.
Avant de lancer la synchronisation on aura pris soin de cocher l'option « Activer l'utilisation comme disque dur », comme dans la copie d'écran ci-dessous (remarquez le format à droite de l'image tronquée de l'iPod, juste sous les onglets).
On laisse décochée l'option « ouvrir itunes à la connexion de cet iPod », ce qui évite de lancer iTunes quand on veut utiliser l'iPod comme disque dur.

Je résume ce que l'on obtient
alors : un iPod formaté Windows, synchronisé avec une bibliothèque
sur un Mac, qui apparaît en tant que disque dur externe, aussi bien
sur un OS X que sur Windows.
Je viens de vérifier tout ça avec mon propre iPod. Voilà ce que
cela donne ensuite dans le poste de travail de Windows :

Une dernière citation
:
Ceci est valable pour tous les
modèles d'iPod, sauf pour le Shuffle. En effet, l'iPod Shuffle est
quand à lui formaté directement en FAT32.
Des pistes pour le futur :
Avec le dernier firmware des iPods Touch et certaines applications
(comme Air sharing et certainement d’autres à découvrir sur
l’AppStore), il devient possible d’accéder avec le
protocole FTP. Un bon moyen de transférer des fichiers.
On parle même d’un logiciel de peer2peer (!?) sans que
quiconque soit certain de l’accord d’Apple pour
l’intégrer dans la boutique en ligne.
Un souhait : je trouverais intéressant de disposer d’un
logiciel permettant l’écriture collaborative, comme
SubEthaEdit…
Ben Vautier
Je me suis dit qu’il serait
intéressant de mettre en relation ces produits, qu’il
m’arrive de voir dans mes classes, et des reproductions
d’œuvres de Ben vendues par des galeries, visibles dans
des musées. Je ne sais pas encore à quelle occasion je pourrais le
faire, mais j’ai maintenant quelques images qui me serviront
de support.
Je me demandais quel rapport Ben entretient avec ce marché. Et
bien, un rapport tout simple semble-t-il. Ses enfants viennent
d’ouvrir une boutique en ligne qui les distribue ainsi que
d’autres objets, comme des multiples ou des éditions limitées
: www.ben-vend-tout.com

La page d’accueil de « Ben Vend Tout ».
Un simple retour au source en fait pour
Ben. Les boutiques niçoises de ses débuts sont portées sur le web,
avec le souci graphique d’évoquer la surabondance de signes
déjà présente alors.
Pour la petite histoire, la première boutique qu’il a tenue
était… une librairie papeterie… Il le dit lui-même
ici, sur le site « documents
d’artistes ».
Ben signe le web ?
Le site officiel : www.ben-vautier.com
BigBuckBunny est sorti…
En fait avec le .torrent, ça ne traîne pas
Le site du film
Élèves à l'œuvre
Bien sûr il est intéressant de les dépanner à distance quand ils coincent sur une fonction. Mais cela est nettement moins enrichissant pour tout le monde que de pouvoir interagir avec la plus grande facilité.
J’avais un peu peur que les élèves ne peçoivent l’outil que comme un instrument de surveillance. En fait ils ont vite compris le bénéfice qu’ils pouvaient tirer des échanges de questions et de commentaires avec un prof plus disponible.

Dans cette image, on voit l’ensemble des écrans de la
classe.

D’un double-clic, on zoome sur un des écrans. en cas de
besoin, on peut intervenir directement sur le logiciel à
distance.
Si mon poste est branché sur le projecteur vidéo, chacun peut
suivre le travail de l’ensemble.
Le logiciel utilisé ici est Apple Remote Desktop.
Tinytools, mais ils font le maximum
C’est le cas des Tinytools : Outi, Chachacha. Ce sont des outils « live », destinés à des projections multimédias temps réel. Le tout est gratuit ! Si !
En plus ils sont l’air bien sympathiques c’est bidouilleurs artistes.
Dans le petit film qui est projeté automatiquement sur le site, on voit des collégiens assister à leur spectacle. Ce ne serait pas mal aussi, que des collégiens s’initient à ce genre d’outil, hé hé hé.
Passez les voir et les entendre.
La motion capture, vous connaissez ?
Un article de l’Atelier, groupe de veille technologique de BNP Paribas, relate une avancée dans ce secteur.
Classiquement, les acteurs doivent aujourd’hui porter un costume avec des marqueurs visuels. Ce nouveau procédé s’en passe.
Un site est cité également, celui dela société 4Dview. Leur page de copies d’écran est fort bien faite en guise d’introduction à cette technologie.
Tout ceci mérite notre attention.
Par contre, le propos du journaliste qui souligne que cette technologie est désormais à la portée des cinéastes amateurs est soit incomplet (quels sont les coûts de cette technologie?), soit très optimiste.
Si quelqu’un a un scanner 3D inutilisé dans son garage, je suis preneur
Logiciels de dessin animé
Toutefois ceux-ci sont encore majoritairement destinés aux professionnels, complexes et chers.
Malgré tout, on peut trouver quelques produits intéressants pour des élèves jeunes. Voici quelques très rapides propositions. Un potentiel à mûrir dans la perspective de l’arrivée des nouveaux programmes du collège.
Flipboom at Animation-ish
Ce sont deux produits de l’éditeur bien connu dans ce domaine, Toonboom.
Spécialisé dans l’animation 2D, Toonboom a sorti ces produits pour enfant il y a peu.
Tous les deux reçoivent une interface gribouillée, au sens propre, très claire et ludique. Animation-ish est accompagné d’un site web, parce qu’il nourrit l’ambition de proposer une formation à l’animation, grâce à sa structure et à un accompagnement pédagogique.
Sans être très chers, ces deux logiciels ne jouent pas pour autant dans la catégorie du shareware à dix dollars. Comptez 40$ pour Flipboom, 60$ pour Animation-ish. Je note que je ne suis pas arrivé à le faire fonctionner avec ma tablette Wacom

iCartoon
Logiciel d’origine italienne, créé par des enseignants pour
leurs élèves. Payant (40 euros) mais en français.
Il fonctionne en déplaçantà la souris les acteurs qu’on aura
préalablement dessinés ou importés. Le site en
anglais.

Pencil
Voilà un petit produit open-source qui mérite d’être suivi.
Encore en anglais, il offre, dans une interface sophistiquée, un
ensemble complet de fonctions. Plutôt destiné aux amateurs avertis,
il n’est pas encore trop complexe pour le metre entre de
jeunes mains. Espérons qu’il conservera cette qualité et que
son développement attirera assez de développeurs pour assurer sa
pérénité. Notez qu’il est encore loin de la version finale.
Par ici pour Pencil.

Draw SWF
Un autre projet opensource mais bien plus sommaire. Il est plutôt
fait pour réaliser de petites animations en flash. Une sorte
d’équivalent d’un logiciel réalisant des GIF animées.
Le
site sur Sourceforge

Pour finir je mentionne aussi Scratch un projet
associant étroitement pédagogie, animation et programmation ; à
suivre. Il faudra que je revienne dessus. C’est un projet du
MIT, rien que ça ![]()


