Si l’on en croit Radio-Canada, Paul Kagame «a arrêté le génocide». Or, selon Willy Claes, ministre belge des Affaires étrangères et acteur de premier plan en 1994, «Paul Kagame est au moins en partie responsable du génocide rwandais». Alors, qui dit vrai? Willy Claes ou Radio-Canada?

Willy Claes, qui était ministre des Affaires étrangères de la Belgique en 1994, a déclaré au journaliste Peter Verlinden, dans une entrevue diffusée le 2 avril 2009, que Paul Kagame était «au moins en partie responsable du génocide rwandais en 1994». M. Claes a tenu à préciser qu’il pesait ses mots.

Voir le résumé en français de l’entrevue avec Willy Claes../../../../Willy_Claes.html
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Un autre cas de complicité canadienne avec un grand criminel:
Mackenzie King et Hitler


L’État fédéral canadien, qui se considère comme la moralité incarnée, n’en est pas à sa première complicité avec de grands criminels. Le premier ministre William Lyon Mackenzie King, par exemple, était un grand admirateur de Hitler. Il écrivit ceci dans son journal intime: «Hitler pourrait bien un jour être vu comme l’un des sauveurs du monde». Lorsque 907 juifs qui fuyaient les persécutions en Allemagne arrivèrent à bord du paquebot St. Louis pour demander l’asile au Canada, MacKenzie King le leur refusa. L’un de ses fonctionnaires eut cette réplique célèbre: «Aucun, c'est déjà trop.»


Dans le cas de MacKenzie King, il y eut renversement d’alliance au moment où la guerre éclata, ce qui n’excuse toutefois pas sa complicité antérieure avec le grand criminel allemand, ni d’ailleurs la complicité des autres pays alliés, qui fermèrent les yeux sur l’antisémitisme tant que les nazis se contentaient de sévir en Allemagne.


Mais, dans le cas de Radio-Canada, aucun renversement d’alliance ne semble se dessiner actuellement. La ligne de conduite calquée sur celle de Washington est rigoureusement suivie: il faut continuer de propager l’histoire convenue du drame rwandais, seul alibi permettant à Paul Kagame de se maintenir au pouvoir. En s’appuyant sur l’histoire convenue, Kagame a pu causer la mort d’au moins 6 millions de personnes depuis 1994 au Rwanda et au Congo, sans compter les morts de 1990 à 1993 au Rwanda.

Petite leçon de sémantique
à la mode du FPR


Qui étaient les «extrémistes» et les «modérés» hutus? Comme il est déjà impossible, à la vue d’un cadavre, de savoir s’il s’agit d’un Tutsi ou d’un Hutu, on peut s’imaginer qu’il est également impossible de savoir si c’était un «extrémiste» ou un «modéré». Mais, en fait, ces qualificatifs désignent tout simplement les partisans et les opposants du FPR. Quiconque était contre le FPR à l’époque est compté parmi les «extrémistes». Si cette personne est encore vivante aujourd’hui, c’est automatiquement un génocidaire ou un négationniste.

«Louise Arbour est une criminelle, une femme corrompue et une honte pour le Canada. Le plus tôt elle sera traduite devant la justice et jetée en prison, le mieux ce sera.» — Christopher Black, avocat de la défense au TPIR, le 26 mars 2008

L’incohérence suspecte du TPIR


Pourquoi l’assassinat de la première ministre hutue Agathe Uwilingiyimana, une Hutue, le 7 avril 1994, ferait-il partie des actes de génocide, mais pas l’assassinat du président hutu Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994? Pourquoi le TPIR n’a-t-il jamais inculpé personne concernant l’attentat, alors qu’il a inculpé Bagosora concernant l’assassinat de la première ministre? La réponse est simple: chaque fois qu’un crime a été commis par l’APR, il doit soit être faussement imputé à quelqu’un d’autre, soit être ignoré par le TPIR. Telle est la volonté des protecteurs américains et britanniques de Paul Kagame.

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