Occultation médiatique
Occultation médiatique
La condamnation de l’ex-colonel Théoneste Bagosora, le 18 décembre 2008, pour sa responsabilité dans le génocide de 1994 au Rwanda, met en évidence la partialité du Tribunal pénal international sur le Rwanda (TPIR). On n’a trouvé aucune preuve que M. Bagosora avait ordonné des actes génocidaires, ni même qu’il avait le pouvoir de les empêcher, mais le TPIR l’a condamné quand même. Voilà un jugement injuste mais attendu, puisque le TPIR n’est rien d’autre qu’un tribunal des vaincus manipulé par les États-Unis et la Grande-Bretagne pour protéger le régime dictatorial de Paul Kagame au Rwanda. Or, il se trouve que c’est grâce à ce régime, véritable royaume du mensonge, que les tueurs en série et les violeurs de Laurent Nkunda peuvent se livrer à leurs exactions au Congo aujourd’hui. Le drame rwandais n’appartient pas au passé; il a des conséquences bien actuelles dont le TPIR et ses mandants sont responsables. Voici quelques faits gravement incriminants à ce sujet, qui prouvent hors de tout doute qu’on ne peut pas faire confiance à la prétendue justice internationale. Le TPIR n’est qu’une mise en scène sordide.
1.On a pris soin d’exclure du mandat du TPIR la période de 1990 à 1993, pendant laquelle l’Armée patriotique rwandaise (APR), sous les ordres de Kagame, a envahi le Rwanda à partir de l’Ouganda et a massacré et terrorisé les civils au nord et au nord-est du pays, dans le cadre d’un nettoyage ethnique en règle. Un million de personnes se sont retrouvées aux portes de Kigali, dans des camps de réfugiés d’où l’on sortait 100 cadavres par jour. Les observateurs étrangers n’étaient pas autorisés à se rendre librement dans la zone occupée par l’APR. La communauté internationale, qui pleure les erreurs tragiques du passé, mais qui est largement manipulée par la désinformation magistrale du trio Kigali-Londres-Washington, a oublié ces crimes de guerre.
2.On a exclu aussi du mandat du TPIR les évènements postérieurs à 1994, alors que l’APR, devenue l’armée rwandaise, faisait sa prétendue chasse aux génocidaires dans les camps de réfugiés internes, notamment à Kibeho, ainsi qu’en République démocratique du Congo, notamment à Goma. L’APR a alors massacré des centaines de milliers de Hutus innocents en les mitraillant, en les bombardant ou en les forçant à fuir et à périr dans la nature sauvage, après qu’ils eurent souffert pendant des mois de la faim et du choléra. L’Australien Terry Pickard témoigne de cette horreur dans son livre Combat Medic: an Australian's Eyewitness Account of the Kibeho Massacre, paru en 2008. Dans ce cas aussi, la communauté internationale a décidé de fermer les yeux.
3.Aucune accusation n’a jamais été portée par le TPIR contre Kagame et ses complices pour leurs innombrables crimes commis en 1994, même si ces crimes faisaient partie du mandat du TPIR. Carla Del Ponte, ex-procureure en chef du TPIR, explique, dans son livre La caccia — Io e i criminali di guerra (Feltrinelli, 2008), que, pendant l’enquête qu’elle menait sur les crimes de l’APR, Kagame a fait mettre le parquet sur écoute au moyen du matériel de surveillance fourni par les Américains. Autrement dit, Kagame et ses hommes étaient informés en temps réel des faits et gestes des enquêteurs. De plus, Florence Hartmann raconte dans les détails, aux pages 268 à 277 de son livre Paix et châtiment (Flammarion, 2007), comment les Américains et les Britanniques ont manoeuvré avec Kigali pour empêcher le TPIR de poursuivre les assassins de l’APR et pour évincer Carla Del Ponte de son poste de procureure en chef du TPIR. Mme Hartmann, qui était la porte-parole officielle de Carla Del Ponte, décrit notamment les réunions qui ont eu lieu au Département d’État, à Washington, du 14 au 16 mai 2003. Elle décrit aussi le marchandage entre Kigali et Washington: en échange de la signature d’un accord par lequel Kigali s’engageait à ne pas livrer de ressortissants américains à la Cour pénale internationale, Washington levait l’embargo sur la livraison d’armes au Rwanda et lui accordait une assistance militaire substantielle pour l’aider à poursuivre sa guerre au Congo, qui avait déjà fait plus de trois-millions de morts, à l’époque.
4.Le mandat du TPIR comprenait l’évènement déclencheur du génocide, soit l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion transportant entre autres Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, présidents du Rwanda et du Burundi, ainsi que le chef d’état-major de l’armée rwandaise, le général Déogratias Nsabimana. Une enquête a été commencée par l’Australien Michael Hourigan, conformément au mandat qu’il avait reçu de l’ONU. Cependant, Louise Arbour, qui était alors procureure en chef du TPIR, a abruptement mis fin à l’enquête lorsque M. Hourigan a trouvé des preuves que les auteurs de l’attentat étaient des militaires de l’APR. On a prétexté que l’attentat, perpétré contre un appareil civil alors qu’un accord de paix était en vigueur, pouvait être considéré comme un acte de guerre légitime. De son côté, Kagame a essayé de mettre l’attentat sur le dos des extrémistes hutus, mais la preuve recueillie contre l’APR lors de l’enquête subséquente du juge français Jean-Louis Bruguière est accablante. Cette enquête a été réalisée non pas à l’initiative du TPIR, mais lorsque les familles de l’équipage français de l’avion abattu ont porté plainte. On sait aujourd’hui que l’attentat a été commis au moyen d’un missile soviétique acheté par l’Ouganda et tiré par l’APR. Si cet attentat a pu mettre le feu aux poudres, c’est que, pendant les trois années et demie qui l’ont précédé, une grande partie de la population rwandaise a cruellement souffert de la guerre d’agression et des crimes de l’APR. Le TPIR n’a jamais repris l’enquête sur cet attentat pourtant crucial pour expliquer le déroulement du drame et attribuer les responsabilités aux divers acteurs.
5.De nombreuses entorses aux règles de droit les plus élémentaires ont été commises au TPIR. Par exemple, comme a pu le constater un avocat québécois, Bertrand St-Arnaud, qui a eu à défendre un accusé au TPIR et qui est du reste député de Chambly à l’Assemblée nationale depuis les élections du 8 décembre 2008, le TPIR a admis des ouï-dire dans les témoignages. Accepterait-on une pareille entorse au Québec ou dans la plupart des démocraties? On espère que non! Même pour faire condamner les pires criminels. Mais, pour juger des Rwandais, la communauté internationale a décrété que c’était acceptable. Il faut croire que tout le monde n’a pas droit à la même justice.
6.Des témoins entendus par le TPIR étaient sous l’emprise de la dictature de Kagame. C’est un peu comme si, à Nuremberg, on avait confié les témoins à la bonne garde des nazis. Amnistie Internationale a dénoncé la fabrication de preuves et les syndicats de délateurs qui sont monnaie courante au Rwanda depuis 1994. Si ces pratiques caractérisent surtout les tribunaux populaires du régime, les gacacas, elles ont manifestement déteint sur le TPIR.
7.Le TPIR a transféré au régime de Kagame la responsabilité de se juger lui-même. Le 4 juin 2008, le parquet a annoncé sa décision de ne pas engager de poursuite contre les présumés assassins de 15 personnes tuées de sang-froid à Kabgayi, le 5 juin 1994. Parmi elles se trouvaient 13 ecclésiastiques, y compris trois évêques rwandais. Le TPIR a décidé de laisser la justice rwandaise s’en occuper, même si les présumés assassins étaient des militaires de l’APR. Selon les témoins de la tuerie, les militaires ont reçu l’ordre de commettre leur méfait directement du haut commandement de l’APR, par radio. Il y a tout lieu de croire que c’est Kagame lui-même qui est le principal responsable de ces assassinats. Or, Kagame règne actuellement en maitre absolu sur le Rwanda. Il est donc certain que l’éventuel procès sera une mascarade.
8.Dernier fait et non le moindre, on a appris récemment que le procureur en chef actuel du TPIR, Hassan Bubacar Jallow, et ses trois prédécesseurs ont caché délibérément des témoignages à la défense, ce qui est extrêmement grave. (Compte tenu des révélations de Carla Del Ponte et de Florence Hartmann, on sait parfaitement qui est l’instigateur de cette dissimulation.) Le procès du général Augustin Ndindiliyimana, ancien chef d’état-major de la gendarmerie rwandaise, prendra donc une nouvelle tournure. La défense, qui a failli ne pas découvrir le pot aux roses avant l’échéance de la fin novembre 2008, pourra appeler à la barre 5 nouveaux témoins et rappeler 4 témoins du procureur dont les affirmations sont désormais contredites. Les témoignages jusqu’ici dissimulés incriminent directement l’APR dans l’assassinat de la première ministre Agathe Uwilingiyimana, dans la torture et l’assassinat des dix casques bleus belges qui devaient la protéger ainsi que dans des massacres de civils perpétrés à partir du 7 avril 1994. Combien d’autres témoignages ont été dissimulés dans d’autres procès, où des accusés ont peut-être été condamnés injustement? Il est difficile de croire que le procès du général Ndindiliyimana soit un cas isolé.
Le TPIR se trompe d’armée
Dans le procès des militaires no 1, c’est-à-dire celui de M. Bagosora et de trois autres accusés, qui ont reçu leur sentence le 18 décembre 2008, le TPIR n’a pas pu entendre les témoignages qui avaient été cachés par le procureur en chef. Ces témoignages seront entendus dans le procès du général Augustin Ndindiliyimana et de ses coaccusés, que l’on nomme le procès des militaires no 2. Les trois juges ayant condamné M. Bagosora ont présumé qu’à la suite de l’attentat, ce seraient des soldats de la Garde présidentielle qui auraient tué des personnalités de l’opposition dans le quartier Kimihurura de Kigali et qui auraient tué la première ministre de même que les 10 casques bleus belges. Le TPIR impute la responsabilité de ces assassinats à M. Bagosora puisqu’il ne voit tout simplement pas comment les assassinats auraient pu avoir lieu autrement que dans le cadre d’une opération militaire bien organisée.
Le TPIR a raison de dire que les assassinats avaient été planifiés et ont été exécutés par des militaires suivant des ordres précis. Sauf que le TPIR s’est trompé d’armée. La version de l’histoire retenue par le TPIR ne tient pas compte des témoignages cachés par le procureur en chef et elle est incompatible avec la version des faits du colonel Luc Marchal, de l’armée belge, qui était commandant du secteur Kigali de la MINUAR en 1994 et qui est donc un témoin extrêmement important. Luc Marchal affirme qu’à la suite de l’attentat, le 7 avril 1994, le régime en place était désemparé et souhaitait poursuivre le processus de paix d’Arusha, et non déclencher un génocide. Luc Marchal en est convaincu pour plusieurs raisons, notamment parce qu’il était présent à la réunion du comité de crise qui s’est tenue deux heures après l’attentat. Le régime décapité a essayé d’obtenir la collaboration de Kagame et du FPR (branche politique de l’APR), mais en vain. L’APR, qui venait de commettre l’attentat et qui avait préparé l’assaut final de longue date, avait tout intérêt à plonger le pays dans le chaos pour que Kagame puisse s’emparer des rênes, et c’est ce qu’elle a fait en refusant de collaborer, en infiltrant rapidement l’armée rwandaise, en inondant Kigali de bombes et en se livrant sans tarder aux assassinats et autres massacres crapuleux que le TPIR a faussement attribués à la Garde présidentielle.
L’histoire est écrite par les vainqueurs, dit-on. C’est particulièrement vrai dans le cas du Rwanda, où les vainqueurs ont été exonérés de leurs crimes et ont acquis le droit de faire condamner d’autres personnes à leur place. Mais il y a pire encore, puisque ces vainqueurs ont pu continuer de sévir.
Les travaux du TPIR n’ayant été qu’un simulacre de justice pour faire oublier la responsabilité de Kagame et des autres assassins de l’APR, le drame s’est poursuivi. Les exactions, les emprisonnements arbitraires et la torture ont continué au Rwanda, et la calamité s’est propagée au Congo, qui est devenu le principal théâtre de la souffrance de masse à partir de 1996. L’origine du drame actuel au Congo est bel et bien la guerre d’agression déclenchée par l’APR de Kagame en 1990, au Rwanda. Le génocide a été l’épisode le plus sanglant de cette guerre, mais non l’origine du drame. Sans la guerre d’agression de l’APR avec l’aide militaire et financière des États-Unis et de la Grande-Bretagne, les massacres de civils au Rwanda ne se seraient jamais produits. Sans la poursuite de cette aide jusqu’à aujourd’hui, le Congo ne serait pas à feu et à sang.
Laurent Nkunda, le protégé de Kagame, tient actuellement à peu près le même discours que l’APR en 1990. Il déguise une guerre d’agression et de conquête en une guerre civile, voire une guerre sainte contre ceux qui persécuteraient les Tutsis. Pourtant, au Congo, 90 % des réfugiés sont des Hutus, et les guerriers tutsis de Nkunda commettent la plus grande partie des massacres de civils. C’est devenu un secret de polichinelle: Nkunda et Kagame brandissent le spectre des génocidaires pour pouvoir s’approprier les richesses du sous-sol congolais et approvisionner leurs commanditaires occidentaux.
Quand l’occultation médiatique va-t-elle cesser?
Dans les médias québécois, on creuse ponctuellement l’horreur des enfants soldats et des femmes violées, mais on ne permet pas à la population de comprendre les causes de cette horreur en remontant le fil de l’histoire jusqu’à la filière de l’APR venue de l’Ouganda en 1990. On exploite le sensationnalisme sans fournir les nécessaires explications historiques. Des vérités sont occultées. Un voile opaque issu d’une interprétation biaisée de l’histoire enveloppe tout.
Voici un exemple de nouvelle que les médias québécois ont complètement tue, alors qu’ils ont fait tout un tapage au sujet de la condamnation truquée de Théoneste Bagosora. Le mois dernier, dans le cadre d’une procédure intentée en Espagne contre Kagame et 40 autres militaires de l’APR accusés notamment d’avoir tué des travailleurs humanitaires espagnols au Rwanda et au Congo, un ex-agent de Kagame a déclaré sous serment que c’est Kagame qui a financé l’assassinat du président congolais Laurent-Désiré Kabila il y a presque huit ans. Pourtant, Laurent-Désiré Kabila avait été mis au pouvoir par les hommes de Kagame, dirigés par James Kabarebe, lorsqu’ils ont renversé Mobutu. Pourquoi donc ce revirement? Parce que Laurent-Désiré Kabila s’était mis à négocier la vente de matières premières comme l’or, le cobalt et le coltan à la Russie, à la Chine et au Venezuela. Il a signé son arrêt de mort lorsqu’il est devenu nuisible pour l’empire américain, qui voulait se réserver l’exclusivité de ces matières premières grâce aux bons soins de Kagame. Laurent-Désiré Kabila a subi un peu le même sort qu’un certain Ben Laden, qui était un combattant de la liberté lorsqu’il faisait le travail des Américains contre les Russes en Afghanistan, mais qui est devenu subitement un terroriste lorsque l’empire a commencé à le trouver moins utile.
Les médias québécois doivent cesser de tendre machinalement et presque exclusivement le micro aux mêmes personnes connues pour leur complaisance ou leur tolérance envers le régime de Kagame et l’empire dont il est le serviteur. On a assez entendu le sénateur Dallaire et Colette Braeckman. On a assez entendu les guignols qui sont sur la liste de paye de Kigali, Londres, Washington… ou Ottawa. Le Canada a eu plus que son lot de guignols de premier plan. En plus du général devenu sénateur pour services rendus, l’empire a également pu compter notamment sur la servilité de Louise Arbour, Jean Chrétien, son neveu Raymond Chrétien et un autre général, Maurice Baril. Tous ces gens se sont fendus en quatre pour préserver la réputation de Kagame et de son FPR/APR et pour éviter que lui et ses sbires soient traduits devant la justice.
Les journalistes québécois savent-ils faire autre chose que reprendre en choeur les communiqués faits sur mesure pour escamoter de grands pans de l’histoire? Le TPIR est une diversion et le génocide est le fonds de commerce de Kagame. Que les journalistes suivent donc l’exemple de Peter Verlinden, de la télévision belge flamande, qui a œuvré sur le terrain au Rwanda et qui œuvre maintenant au Congo. Le public québécois serait étonné de voir les reportages de M. Verlinden. Il y trouverait drôlement plus de substance que dans les images brèves et décousues qu’on lui sert actuellement en guise d’information.
Que Radio-Canada cesse donc d’envoyer sa seule journaliste en Afrique faire des reportages au Sénégal, à l’heure même où le drame le plus meurtrier depuis l’Holocauste se joue au Congo, sous la direction des marionnettistes sanguinaires qui tirent les ficelles à l’arrière-scène. Il y a trop longtemps que le mensonge dure et que des millions de pauvres gens paient de leur vie le cynisme et la cruauté de l’empire américain et de ses alliés dans leur pillage des richesses du Congo.
Les médias ont le devoir de rapporter au public ce que disent des témoins indépendants de premier plan comme Luc Marchal, Michael Hourigan, Carla Del Ponte, Florence Hartmann et Terry Pickard. Ils ont le devoir de ne pas noyer ces témoignages dans une avalanche de formules convenues qui ne servent qu’à masquer la vérité et à pérenniser la souffrance. On a bien assez lu et entendu la condamnation lapidaire voulant que des Hutus extrémistes aient tué 800 000 Tutsis et Hutus modérés pendant 100 jours en 1994. Cette formule est employée à toutes les sauces, y compris dans des reportages qui montrent exactement le contraire, tellement on semble tenir à cette vérité factice en dépit des contradictions flagrantes. Il est temps d’arrêter le cinéma et de commencer la véritable information sur le Rwanda et le Congo:
•Les massacres n’ont pas duré seulement 100 jours; ils ont commencé trois ans et demi avant avril 1994 et ils se poursuivent encore aujourd’hui.
•L’APR a fait une grande partie des victimes pendant les 100 jours qui sont devenus une véritable fixation médiatique. On ne peut pas imputer les 800 000 morts uniquement aux «Hutus extrémistes».
•Les 800 000 morts ne sont qu’une fraction du bilan total de 6 à 10 millions de morts depuis 1990 qui doit être très largement imputé à Kagame, aux hommes de l’APR et aux avatars de cette armée qui ont successivement envahi le Congo.
Bernard Desgagné
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Le tribunal des vaincus
22/12/2008
Deux marionnettes de l’empire américain: Louise Arbour, procureure en chef du TPIR de 1996 à 1999, et Hassan Bubacar Jallow, procureur en chef du TPIR depuis 2003. Louise Arbour a été largement récompensée par divers postes prestigieux pour avoir bien servi ses maitres, notamment lorsqu’elle a mis fin à l’enquête sur l’attentat du 6 avril 1994 pour protéger les assassins de l’APR.
Photo de Larry Munn
Photo tirée du site du TPIR
Ajout le 22 déc. 2008 à 21 h 35
En fait, le procès pour les meurtres de Kabgayi a déjà eu lieu au Rwanda et s'est terminé par deux acquittements pour les plus hauts gradés et deux condamnations à huit ans de prison pour les deux officiers subalternes.
Ajout le 22 déc. 2008 à 21 h 50
Le procureur Hassan Bubacar Jallow a deux poids, deux mesures. En effet, si le général Ndindiliyimana et son coaccusé, le général Bizimungu, sont poursuivis pour des crimes commis par leurs subordonnés, pourquoi n'en est-il pas de même pour Kagame?