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    <title></title>
    <link>http://web.me.com/association_act/Association_LACT_/Aide_%C3%A0_lentourage/Aide_%C3%A0_lentourage.html</link>
    <description>Expérience:&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Les problèmes du trouble alimentaire créent de nombreuses tensions au sein de la structure familiale, conduisant à un repliement de chacun.&lt;br/&gt;    L’issue de la maladie nécessite, lorsque la situation familiale le permet, un  travail d’équipe qui se réalise avec tous les membres de la famille.&lt;br/&gt;    Partons du principe que toute action dans une situation donnée, entraîne une réaction qui entraîne une action. A travers chaque “situation/réaction/ation”, le processus émotionnel est engagé, nous permettant d’analyser “l’expérience” qui sera intégrée ce processus. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Le TCA est au bout de la chaîne des réactions où les émotions sont tellement fortes et paralysantes que la personne pour éviter de souffrir encore plus cherche à détourner son attention par le biais d’attitudes et de contrôle du poids. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    La famille est le lieu dans lequel l’enfant peut trouver un soutien naturel: sans jugement de ses parents. Ce lieu privilégié doit être préservé. Il y sera pratiqué une attitude bienveillante.&lt;br/&gt;    L’absence de jugement est un point essentiel de la rémission, l’écoute et la compréhension en sont les mots qui doivent vous raisonnez sur la voie de la rémission. Déposez ces mots comme les pierres du “petit poucet” qui permettra à votre enfant de revenir au sein de la famille, se rassurant de l’attitude que vous allez avoir.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Nous ne pouvons imaginer les répercussions d’une “situation/réaction/action” sur notre entourage, car pour nous, elles ont peu d’impact.&lt;br/&gt;Donc, accordez-vous sans trop vous focaliser sur la réaction, à estimer l’impact émotionnel que peut vivre votre interlocuteur. Toutes les actions ne peuvent être maîtrisées, ce n’est pas le but de perdre une certaine spontanéité identitaire, mais le travail de compréhension de nos actions immédiates est important.  &lt;br/&gt;    &lt;br/&gt;    Créer un lieu d’écoute:&lt;br/&gt;    Vous allez pouvoir développer l’écoute active et l’empathie: comprendre les émotions de l’autre sans les juger (pratique que nous avons tendance à nous infliger régulièrement et sur l’attitude de notre entourage)! Listez si plusieurs sont à travailler et fixez-vous à une seule situation à la fois. Vous pouvez dans un premier temps lister les situations problèmes puis classez-les par ordre d’importance, de retentissement et faîtes le choix des plus réalisables dans l’immédiat. Puis, expliquez clairement quelles situations doivent être abordées.&lt;br/&gt;   &lt;br/&gt;    Les situations simple permettront de vous renforcez dans votre réussite, car elles vont vous rassurer dans vos craintes de l’échec et de l’incompréhension. Je vous encourage à commencer par celles-ci.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    L’écoute active: premier temps&lt;br/&gt;    C’est être disponible pour la personne et calme et en énergie avec soi même, pour être centré sur ce que votre interlocuteur vous dit et ce que vous vivez à l’instant où il le dit. &lt;br/&gt;    Si vous ne vous sentez pas disponible pour la discussion, exprimez-le et proposez une autre moment pour pouvoir discuter; ex: “je comprends qu’il est important pour toi de me parler maintenant de ce problème et il me semble nécessaire de le faire. Là, je ne suis pas disponible et je ne pourrais t’offrir une bonne écoute pour résoudre ce problème. Je te propose que l’on en discute ce soir en rentrant car là je serais plus disponible”.&lt;br/&gt;    Parler d’une voix calme et prenez du recul sur vous lorsque vous sentez vos émotions prendre le dessus. &lt;br/&gt;    &lt;br/&gt;    L’empathie: comprendre les émotions de chacun&lt;br/&gt;    Puis dans un deuxième temps, le travail d’expression des émotions devra être entamé. Exprimer ses émotions n’est pas évident, cela demande de la confiance, du soutien et du temps pour pouvoir le faire. Soyez patient. Lorsque ces émotions sont nommées, plusieurs temps:&lt;br/&gt;entendez et acceptez ces émotions sans porter de jugement, en étant le plus neutre et dans une vision la plus globale de la situation nommée. Vous allez vous centrer sur ce que peut ressentir la personne en face de vous. &lt;br/&gt;faîtes votre analyse de ce qui vient d’être dit, toujours en étant le plus neutre sans vous juger non plus. &lt;br/&gt;reformulez ce que vous avez attendu, pour avoir une validation et exprimez votre point de vue à travers votre ressenti sans chercher à imposer votre de point de vue.  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Travaillez donc pour accéder à ce qui pose problème dans la situation et qu’ensuite vous trouviez des solutions pour améliorer ou éviter de reproduire le même schémas. Faîtes une conclusion de la situation et renforcez les attitudes de chacun qui a permis de résoudre la situation problème. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;N’hésitez pas à prendre des outils tel un tableau pour écrire ces émotions. &lt;br/&gt;Avant de commencer la discussion un exercice de relaxation centrer sur vos émotions peut être proposé. (voir mindfulness).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette attitude bienveillante vous permettra une meilleure communication dans l’ensemble de la famille. &lt;br/&gt;Le premier travail peut se porter sur ce chacun vit à table. &lt;br/&gt;Nicolas Sahuc Président de l’association.</description>
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      <title>Témoignage d'une famille de Nîmes</title>
      <link>http://www.sudtca.fr/Association_LACT_/Aide_%C3%A0_lentourage/Entr%C3%A9es/2009/2/3_T%C3%A9moignage_dune_famille_de_N%C3%AEmes.html</link>
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      <pubDate>Tue, 3 Feb 2009 12:18:28 +0100</pubDate>
      <description>Le conseil que je donnerai en premier lieu est de &quot;se protéger&quot; lorsqu'on a un malade atteint de TCA près de soi. Se protéger d'abord soi-même puis protéger son couple, ses autres enfants. Pour cela, il faut continuer à mener son petit bout de chemin sans être obsédé par le ou la malade. Il faut penser aux autres personnes qui nous entourent et essayer de vivre une vie normale.&lt;br/&gt;Voici notre témoignage:&lt;br/&gt;Lorsqu'au début de l'été 2007, nous avons décelé la maladie ( anorexie) de notre fille alors agée de 15ans (perte de poids: 16 kg en 4 mois et surtout absence de règles), nous avons mis tout en place pour que cela n'évolue pas. Nous avons immédiatement consulté notre médecin traitant ( qui est la marraine de notre fille, ce qui aurait du l'aider) ainsi qu' une nutritionniste. Mais le courant n'est pas passé avec cette dernière: elle nous a dit d'être très fermes sur les repas et notre fille s'est mise à mentir et à cacher ses aliments, notamment le pain pour lequel elle faisait un refus total. Elle a alors éliminé certains aliments comme les graisses, le sucre. Les repas devenaient une angoisse pour tous et nous sentions la tension monter au cours du repas. Si bien que nous ne parlions plus: chacun la tête sur son assiette. Il nous tardait de finir pour sortir de table. Malgré ce, nous avons toujours mangé ensemble et n'avons jamais sauté un repas. Nous avons pris sur nous!&lt;br/&gt;La rentrée au lycée nous semblait pouvoir apporter un nouvel élan ( elle allait rentrer en 2° et aurait de nouveaux amis). Or, c'est l'inverse qui s'est produit. Notre fille s'est de plus en plus renfermée sur elle-même et communiquait de moins en moins avec les autres, même avec sa soeur qui a 21 mois de moins qu'elle et à qui elle confiait beaucoup de choses. Elle n'aimait pas sa classe et ses profs étaient indifférents ( ils ne se sont pas aperçus de son état; c'est moi qui les ai alertés!). Trop de stress, trop de pression! A savoir ce qu'elle a vécu...Malgré tout, ses résultats scolaires étaient brillants : il faut dire qu'elle travaillait beaucoup puiqu'elle ne sortait pas! Et pour le prouver, elle nous présentait ses copies chaque fois avant de manger ( de la manipulation, en fait).Pour lui donner une motivation, nous lui avons proposé d'organiser le réveillon du jour de l'an à la maison: elle a invité une trentaine de jeunes lycéens mais on voyait bien qu'elle était ailleurs. Pas d'engouement à préparer la fête, pas d'inspiration, pas d'envie: mon mari et moi l'avons beaucoup aidée dans les préparatifs. Et la fête s'est passée sans conviction pour elle: &quot; toute cette nourriture m'ecoeure&quot;. Il faut dire qu'une semaine avant, nous avions fêté Noel à la maison avec toute la famille ( nous étions 20): elle s'est complètement isolée à table. Ayant connu le problème de l'anorexie avec une nièce 8 ans plus tôt, personne n'a relevé mais l'ambiance était un peu tendue. A l'époque, mon frère et ma belle-soeur avaient été très marqués par cet évènement car les médecins avaient rejeté la faute sur eux : partie à 8 ans pour être interne dans une école ou elle pratiquait la gym en sport-étude, ma nièce vivait la pesée tous les jours avant l'entrainement. C'est pourquoi, lorsque notre fille a connu cette maladie, nous étions au courant des conséquences que cela allait entrainer. Nous étions malheureux; Toutefois, nous en avons parlé très tôt, surtout moi, et nous avons été très soutenus par nos amis et par la famille. Seul mon frère qui avait vécu cet enfer m'a toujours dit:&quot; il n'y a que l'hôpital pour la guérir!&quot; Ma nièce a connu 8 hôpitaux avant de s'en sortir vraiment. Et je pense que c'est la naissance de son fils qui l'a réellement sauvé.&lt;br/&gt;Au mois de Janvier , une nouvelle consultation nous a complètement affolés: notre fille ne pesait plus que 40kg pour 1m65. La prise en charge a de nouveau changé: nouvelle diététicienne, nouvelle psychologue. Cela nous semblait invraisemblable car notre fille était d'une docilité exemplaire. Nous ne savions plus vers qui nous tourner.&lt;br/&gt;Jusqu'à ce jour du 2 Février 2008 ou je me suis rendue au congrés sur les TCA à Nimes. C'est alors que j'ai compris que nous ne serions plus seuls à affronter cette sale maladie. Le témoignage d'Elisa Cossonnet, ancienne anorexique, m'a énormément  soulagé. Nous allions nous faire aider car, enfin, une association existait. Le soir, en rentrant, j'en ai parlé à mon mari et à ma fille et celle-ci a accepté de voir quelqu'un, de nouveau, pour la enième fois. Et cette fois-ci, le courant est passé entre elle et le diététicien, Nicolas Sahuc ( chose inespérée). Mais la maladie s'était bel et bien installée et la descente aux enfers continuait. Au mois de Mars, notre fille ne pesait plus que 37kg: à ce moment-là, nous avons vraiment paniqué et nous avons fait le forcing pour qu'elle soit hospitalisée. Elle est restée 2 mois et demi à Montpellier au service du docteur Bringer dont 6 semaines d'isolement, ce qui signifie aucune nouvelle d'elle, uniquement par le secrétariat qui était très évasif à son sujet. Si bien qu'un jour, n'en pouvant plus, je suis allée à l'hôpital et n'en suit ressortie que lorque j'ai pu voir le staff médical au grand complet, avec Mr Bringer dans son bureau. Nous avons également fait la démarche de prendre rendez-vous avec la psychologue qui ne nous a jamais contactés personnellement: un vrai parcours du combattant. Par contre, à la maison, la tension était retombée et nous pouvions partager des instants paisibles avec notre seconde fille. Nous en avons profité pour retourner au restaurant, recevoir des amis pour l'apéritif, accepter des invitations.&lt;br/&gt;Losrque notre fille est sortie au mois de Mai, nous l'avons tout de suite mise en relation avec le psychiatre, le diététicien et notre médecin traitant pour ne pas la laisser sans suivi. Durant quelques semaines, cela n'a pas été facile. Elle commençait à s'affirmer et à nous tenir tête, chose à laquelle il était impensable avant . Puis le diététicien lui a parlé de féculents et de balance ménagère et là tout est reparti dans le bon sens: prise de poids, meilleure mine et surtout retour des règles sans contraception. J'ai entrepris des démarches pour qu'elle soit scolarisée dans un autre lycée: grâce à ses très bons résultats durant les trimestres qu'elle avait effectués, elle a été admise directement en 1°: cela l'a soulagée. Elle avait besoin d'un souffle nouveau et je n'ai pas hésité à me démener pour obtenir cette place: cela a demandé 2 mois de démarches incessantes. Elle a passé un agréable été dans un village cévenol ou elle a participé à un spectacle de danse: elle imitait Mylène Farmer : cela lui a énormément apporté du point de vue de son estime de soi.&lt;br/&gt;Le problème est que la démesure est allée dans l'autre sens: notre fille s'est jetée sur les pâtes sans se priver et il lui arrivait de manger 500g de féculents en une seule prise: cela a duré 5 mois. Elle a pris du poids bien sûr et lorqu'elle a voulu metttre une robe de soirée pour les fêtes dernièrement, elle a réalisé que sa taille avait grandi. Alors aujourd'hui, elle recommence à faire attention et a de nouveau supprimé les 3 P ( pain, pommes de terre, pâtes). Nous restons vigilants mais ne focalisons plus sur son assiette. Nous savons qu'elle sait ce qui l'attend si elle dérape. L'avantage est qu'elle ne veut plus entendre parler de l'hôpital. Elle est toujours suivie par le psychiatre,  le médecin traitant et le diététicien. Un suivi pluridisciplinaire est recommandé dans ce cas.&lt;br/&gt;Nous restons toujours patients, très à l'écoute et discutons beaucoup. Cette épreuve l'a faite beaucoup mûrir et il nous arrive de plus en plus d'avoir des discussion d'adulte sur tous les sujets. Les repas sont plus détendus et il nous arrive même d'avoir des fou-rires à table.&lt;br/&gt;Nous savons que tout n'est pas gagné mais nous avons appris à relativiser et l'essentiel est que la bonne humeur soit de retour à la maison.&lt;br/&gt;La patience et le courage sont à l'origine de ce résultat. L'anorexie est une maladie très longue à soigner et nous sommes persuadés que le remède viendra d'une belle histoire d'amour.</description>
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